Tivaouane Peulh et Niague: La Descos démolit plus d’une quarantaine de maisons à terme | La Depeche du jour

Tivaouane Peulh et Niague: La Descos démolit plus d’une quarantaine de maisons à terme

Tivaouane Peulh et Niague: La Descos démolit plus d’une quarantaine de maisons à terme

Des populations riveraines du site litigieux situé dans la commune de Tivaoune Peulh Niague se sont réveillées tôt ce matin par le ronronnent du moteur des bulldozers de la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Descos). Ces gros engins ont démoli plusieurs maisons dont certaines à terme sous la supervision d’un détachement de la gendarmerie armé jusqu’aux dents.

Ça a râlé fort ce mercredi 2 novembre à Tivaoune Peulh Niague. La Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol a activé des bulldozers pour détruire des parcelles en chantier et d’autres presque à terme. Certaines parmi les victimes étaient ce matin sur le site jalonné de tas de gravats marquant le passage des gros engins, pour crier toute leur indignation et leur colère face à la destruction de leurs «biens» immobiliers.

Pape Diop, président du collectif, a déploré la destruction des terrains et soutient avoir pourtant gagné en procès la promotrice avec qui lui et ses camarades sont en conflit devant les juridictions. «La promotrice a été déboutée et condamnée à payer. Elle a interjeté appel mais elle a été encore condamnée. On avait pourtant rendez-vous avec elle ce jeudi 3 novembre devant la barre pour vider l’affaire. Mais, à notre grande surprise, elle est venue ce matin avec des bulldozers pour raser des maisons à terme. C’est un désastre. Le dossier était pendant devant la justice depuis 2014. Mais nous avons toujours gagné», a laissé entendre le président dudit collectif.

M. Diop affirme avoir constaté des cas de vol de matériel des victimes des démolitions de maisons sur le site et indique être déterminé à conserver «leurs» biens immobiliers par tous les moyens. Il déclare avoir recensé plus d’une quarantaine de maisons à terme rasées et sollicite l’intervention du chef de l’Etat, Macky Sall. «Il faut que ces décrets d’affectation cessent dans ce pays. Ces agissements doivent cesser. Il ne faut que des magistrats, gendarmes et autres employés de la primature soient favorisés au détriment des autres. On est tous des citoyens d’égale dignité. Il était prévu sur l’ordonnance de démolition 8 maisons, mais ils en ont détruit plus d’une quarantaine», a déclaré le président du collectif des victimes.

Le maire de la commune de Tivaoune Peulh Niague, Papis Diop, a abondé sur le même sillage de dénonciations et fustige la démarche unilatérale des initiateurs de l’opération de démolitions. «Je déplore ce qui s’est passé ce matin sur ce site. J’avoue que cela me choque. J’aurais bien aimé être associé à tout ça. Ainsi, je leur aurais suggéré une solution autre que celle-là. Comment on peut débarquer dans une commune et faire de telles choses aussi déplorables sans informer le maire de la localité. Le mal étant déjà fait, j’invite tout le monde autour d’une table pour discuter et trouver une solution médiane. J’en appelle à l’intervention du président de la République et de son premier ministre», a soutenu le premier magistrat de Tivaoune Peulh Niague.
jotay

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