Primaire à droite : Sarkozy éliminé, une humiliation pour l’ancien président | La Depeche du jour

Primaire à droite : Sarkozy éliminé, une humiliation pour l’ancien président

Primaire à droite : Sarkozy éliminé, une humiliation pour l’ancien président

Quatre ans après sa défaite à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a été battu, ce dimanche, dès le premier tour de la primaire de la droite et du centre. Une large défaite qui sonne le glas de sa carrière politique.

Comme en 2012, il disait sentir « monter la mobilisation » du « peuple de France ». Comme en 2012, Nicolas Sarkozy a été emporté par la « vague », lui qui rêvait d’être le premier chef de l’Etat battu à reconquérir l’Elysée. Mais cette fois, ce n’est pas une simple défaite. C’est une véritable humiliation qui sonne la fin de sa carrière politique – à laquelle il avait déjà promis de mettre fin s’il perdait la dernière présidentielle. « Je respecte et je comprends la volonté des électeurs de choisir pour l’avenir d’autres responsables politiques que moi (…) Il est temps pour moi d’aborder une vie avec plus de passion privée et moins de passion publique », a-t-il souligné dimanche soir, visiblement ému.


Il y a quatre ans, le chef de l’Etat sortant pouvait se targuer d’avoir perdu de peu face à François Hollande, dans l’affrontement droite-gauche. Là, c’est par son propre camp – il est tout de même difficile de voir dans la percée de François Fillon la main des électeurs de gauche – que le président du parti Les Républicains a été désavoué. Dès le premier tour de la primaire. Terrassé, qui plus est, par son ancien Premier ministre, qu’il avait relégué pendant son quinquennat au rang de « collaborateur », et par un homme de 71 ans jadis à ce point au fond du trou qu’il s’était exilé pendant un an au Canada.

L’ancien président de LR a clairement a prévenu, qu’il n’entendait pas contester le résultat. « La page des guerres fratricides est tournée (…) Mon unique objectif sera que le candidat que vous aurez choisi gagne cette élection présidentielle », a-t-il expliqué, soulignant la « dignité » de la primaire. Et, à la surprise générale, il a donné une consigne de vote pour le second tour. Une consigne en faveur de François Fillon, dont les choix politiques « me sont plus proches » et qui « a mieux compris les défis qui se présentent à la France », a-t-il indiqué, demandant au passage à ses électeurs de « ne jamais emprunter la voie des extrêmes ». Nicolas Sarkozy a raté son pari. Mais il a au moins réussi, ce dimanche soir, sa sortie.

lesechos.fr

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