Malick Gackou : ‘’l’économie sénégalaise est sous l’emprise des étrangers’’ | La Depeche du jour

Malick Gackou : ‘’l’économie sénégalaise est sous l’emprise des étrangers’’

Malick Gackou : ‘’l’économie sénégalaise est sous l’emprise des étrangers’’

Le leader du Grand parti (GP), Malick Gackou, a déploré, lundi, que l’économie sénégalaise soit à  90% dominée par les entreprises étrangères au détriment du secteur privé national.

‘’L’économie sénégalaise est à 90% sous le joug des entreprises  étrangères’’, a-t-il regretté soulignant que ‘’le secteur privé doit être au cœur des préoccupations du pays’’.

Il s’exprimait lors de la conférence de presse organisée par son parti sur la situation économique du Sénégal.

Selon Gackou, l’économie sénégalaise est une économie étrangère, précisant que cela est  inadmissible.

‘’Le Maroc occupe 70% de notre système  bancaire, comme si les sénégalais n’étaient pas intelligents’’, a-t-il encore dénoncé, plaidant la valorisation du secteur privé national afin qu’il joue son rôle’’.

Le système bancaire sénégalais est dominé à 98% par les entreprises étrangères, les sénégalais  ne maitrisent pas leur finance’’, a-t-il poursuivi, précisant que ‘’le Sénégal ne doit pas être contre les étrangers mais qu’il est toutefois inadmissible que ces derniers prennent la place du secteur privé national’’.

Le leader du GP a profité de la rencontre pour lancer son programme Suxali Sénégal, un plan alternatif de redressement économique et social dont le but est ‘’d’arrêter la privatisation de l’économie sénégalaise’’.

Il a, en outre, soutenu que ce programme mise aussi sur ‘’ le développement de l’agro-business’’ à travers l’industrialisation de l’agriculture.

‘’L’agriculture doit être le principal levier et  le moteur de développement du Sénégal car la quasi-totalité des Sénégalais vivent de l’agriculture’’, a-t-il dit.

Le PSE n’a pas compris l’importance de l’agriculture, selon Malick Gackou, qui ajoute que ce programme gouvernemental prôné par Macky Sall s’endette pour construire les infrastructures au lieu de mettre l’agriculture au cœur de ses préoccupations.

Il a enfin soutenu qu’aucun pays du monde n’accepterait ce qui se passe au Sénégal où les investisseurs étrangers occupent la plus grande partie de notre économie.

Les ressources minières et minéralières du Sénégal

S’exprimant toujours devant les journalistes, Malick Gackou s’est penché sur  les droits du sénégalais sur les ressources naturelles.

Il a d’abord fustigé le fait que le gouvernement investisse beaucoup de milliards sur un centre de conférence sans aucune utilité faisant allusion au Centre de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, et que ce même gouvernement soutienne qu’il n’a pas les moyens de maitriser le pétrole du pays.

Selon Malick Gackou, si nos ressources sont gérées à bon escient, chaque famille sénégalaise aurait reçu 96 millions de FCFA comme patrimoine brut.

Ce patrimoine est constitué du ‘’droit de disposer de 18,5 millions sur les réserves brutes de mines’’ et du droit de disposer de 77,5 millions sur les réserves brutes de pétrole et de gaz’’.

Ces ressources auraient permis, si elles étaient bien gérées, de financer un ticket de retour des émigrés de la diaspora  à hauteur de 57 690 milliards de FCfa.

Gestion des finances publiques

Malick Gackou a contredit le président Sall à qui, il répond que le Sénégal n’est pas un pays pauvre mais seulement un pays mal gouverné.

‘’86% de nos ressources sont affectées aux dépenses de fonctionnement et de personnel, le Sénégal est le pays de l’UEMOA dont la dette par habitant excède 500 dollars par habitant’’, a-t-il encore déploré.

‘’Cette situation est d’autant plus alarmante que le taux d’endettement du Sénégal dépasse de loin les pays tels que le Mali (35,2%), la Côte d’Ivoire (33%) le Burkina Faso (32%).

Le Sénégal fait un taux de croissance de 6,5% avec une dette de 57,3%, le Sénégal s’endette mal, à un rythme accéléré, mettant en péril l’avenir des générations futures. La pression fiscale ne cesse d’augmenter avec 20,3% ce qui dépasse la norme admise qui est de 17%’’, a dénoncé M. Gackou.

Processus électoral

Le processus électoral  est en train d’être truffé, a indiqué le leader du GP selon qui l’opposition est marginalisée.

Cette situation ne garantit pas un climat post électoral serein, a-t-il ajouté, affirmant sa détermination de ne pas laisser Macky Sall organiser son élection et son deuxième mandat.

‘’Au moment où nous nous battions pour le Sénégal en 2012, lui, Macky Sall faisait la politique dans les villages, c’est bien d’être président mais il faut apporter le bonheur aux Sénégalais et avec  lui ce n’est pas le cas’’, a déclaré Gackou.

Source: Azactu.net

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