Les origines du « casse-toi pauv’ con! » | La Depeche du jour

Les origines du « casse-toi pauv’ con! »

Les origines du « casse-toi pauv’ con! »

La fameuse insulte lancée par Nicolas Sarkozy à un visiteur du salon de l’Agriculture remonterait à l’enfance difficile de l’ancien président et à sa relation conflictuelle avec son frère aîné Guillaume.
Le 23 février 2008, Nicolas Sarkozy se rend à son premier Salon de l’Agriculture en tant que président de la République. Un passage annuel obligé pour le pensionnaire de l’Elysée.

Une opération de com’ qui tourne au fiasco

Afin de casser son image de président bling-bling, Nicolas Sarkozy s’offre un bain de foule histoire de prouver qu’il reste néanmoins proche du peuple. Une opération de com’ qui tournera au fiasco. Le chef de l’Etat serre de nombreuses mains, sauf une, qui lui résiste. Cette main rebelle, c’est celle d’Yves Bouvière, 69 ans. L’homme ne porte pas le nouveau président dans son coeur, et le lui fait bien comprendre en lui lançant « Touche-moi pas: tu m’salis. »

Piqué dans son orgueil, la réponse de Sarkozy est tout aussi cinglante. « Casse-toi pauv’ con! », lui ordonne-t-il devant les nombreuses caméras. Une insulte qui le suivra tout au long de son mandat.

Un traumatisme durant son enfance?
Et si cette injure lui était venue de manière tout à fait instinctive, sans qu’il puisse se contrôler? Car cette formule vient peut-être du plus profond de son enfance.

Dans le livre « Tu sais, c’est pas fini » (paru le 1er novembre), l’auteure, Laura Pouget, raconte les 28 premières années de Nicolas Sarkozy et revient à plusieurs reprises sur les relations difficiles entre l’ancien président et son frère aîné, Guillaume.

Nicolas, « le nul de la famille » devenu président
On apprend que le petit Nicolas s’est construit par opposition à son grand frère. Alors que Guillaume excellait en tout, Nicolas, lui, était moins doué à l’école, moins instruit et avait peu confiance en lui. Le futur président se présentait d’ailleurs comme le « nul de la famille. »
Guillaume Sarkozy, le grand frère de Nicolas.
Guillaume Sarkozy, le grand frère de Nicolas. © reuters.

« Casse-toi petit con »

L’auteure explique par ailleurs dans un chapitre à quel point les relations étaient tendues entre les deux frangins. Guillaume Sarkozy, excédé par son petit frère, utilisait régulièrement l’expression « Casse-toi petit con » pour le rembarrer. Des insultes à répétition qui ont forcément marqué Nicolas Sarkozy.

Une formule qui rapelle évidemment celle utilisée par le prédécesseur de François Hollande au Salon de l’Agriculture.

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