Les cadres du Grand Parti rappellent à Macky Sall les 663 milliards promis à la campagne | La Depeche du jour

Les cadres du Grand Parti rappellent à Macky Sall les 663 milliards promis à la campagne

Les cadres du Grand Parti rappellent à Macky Sall les 663 milliards promis à la campagne

Les tournées présidentielles ne relèvent pour les cadres du Grand Parti de Malick Gakou que des « habitudes politiciennes à l’approche de consultations électorales du Président Macky Sall. dans un communiqué reçu à ladepechedujour.com, les cadres de Malick Gakou constatent pour le fustiger qu’à « moins de 6 mois des élections face au syndrome de la peur bleue électorale qui le hante et à l’incapacité du gouvernement de dresser un bilan du niveau d’exécution des différentes promesses des campagnes ministérielles décentralisées, c’est le Président lui-même qui s’impatiente de voir des réalisations concrètes et accessibles à ces populations dans l’agonie face à cette crise délassante ».
Le communiqué poursuit : « Pour rappel, ce sont 663 milliards promis par le gouvernement depuis 2012 lors de ses campagnes déguisées en tournées économiques : « À Kaolack, le 15 Juin 2012, 255 milliards de FCFA devaient booster le secteur agricole ; à Kaffrine le 15 avril 2015, une priorité mise sur les infrastructures routières, l’électrification, la santé et l’éducation permettait d’annoncer des investissements de 201,9 milliards de FCFA ; et à Tambacounda le 25 avril 2013, 206 milliards de FCFA devaient concourir à désenclaver la région orientale. »
Les cadres du Grand Parti disent attendre du chef de l’Etat « des réponses palpables par rapport au niveau d’évolution de ces promesses tenues entre 2012 et 2016 » Et d’ajouter : « Nous ne nous contenterons ni de taux de croissance non comestibles, ni d’un PSE hypothétique qui ne saurait sortir ces populations que nous défendons de leur désarroi ». « L’heure n’est plus aux contes et mécontes des actions gouvernementales (comme diraient certains), car la crise persiste et sévit très durement sur tous nos compatriotes. Chaque Sénégalais, a ressenti et ressent au quotidien, les effets désastreux d’un système de gouvernements caractérisés par l’immobilisme, l’absence de vision, le manque d’initiatives, le pilotage à vue. Un malaise généralisé est éprouvé par toutes les couches de la population, à tous les échelons de la société », alerte les cadres du Gp.
A les en croire, « le diagnostic est vite fait : ‘une crise multiforme, un chômage et une précarité de masse, l’inertie de gouvernements sans cap, sans vision, sans résultats, nous a mené vers un plan déjà obsolète d’une vague émergence à l’horizon 2035. L’insécurité est de plus en plus spectaculaire. L’école publique poursuit sa course à l’abîme. Le chômage de masse frappe la jeunesse. Les ménages populaires sont écrasés par des charges sans commune mesure avec leurs revenus, nécessitant pour leur survie, une nouvelle forme d’aumône moderne déguisée en bourse de sécurité familiale’ ».
Au sujet du secteur agricole, les cadres du Gp constatent que « la balance commerciale agricole reste très déficitaire !
L’agriculture patauge, malgré les conditions favorables qui nous ont été servies par le Bon Dieu ».
Le communiqué des cadres du Gp fait ressortir que l’agriculture qui concourt à 15% du PIB ce secteur et emploie plus de 65% de la population « montre l’inefficacité de l’allocation de nos ressources avec une balance commerciale de produits agricoles très déficitaire ». Pour eux, « tant que l’agriculture n’est pas au 1er rang des facteurs de croissance, celle-ci ne sera pas inclusive et notre pays ne pourra jamais aspirer à une vraie croissance économique. Ce secteur incontournable pour notre économie mérite beaucoup plus que les 218 milliards (7% du PIB) octroyés par le Gouvernement ».

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