La caravane  »Sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » au village de Affé Mbacké | La Depeche du jour

La caravane  »Sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » au village de Affé Mbacké

La caravane  »Sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » au village de Affé Mbacké

La 5-e édition de la caravane « Sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba », partie lundi de Touba pour rallier les régions du Sine-Saloum (centre), a fait escale mardi au village de Affé Mbacké, situé dans la commune de Tocky, à Diourbel.

Le comité d’organisation de la caravane, qui a reçu la bénédiction du Khalife général des mourides, à travers son porte parole, a réservé sa première sortie au village fondé par Serigne Affé Mbacké, frère du fondateur du mouridisme.

Fils de Mame Mor Anta Sali et de Sokhna Anta Ndiaye, ce « frère dévoué » de Cheikh Ahmadou Bamba, né en 1871 à Porokhane (Nioro, Kaolack). fut initié au Coran par son père.

Serigne Affé Mbacké mémorisa le Livre saint avant d’aller poursuivre ses études auprès du grand érudit Serigne Mbacké Bousso.

Il se raconte que sur le chemin de l’exil, en 1895, Cheikh Ahmadou Bamba avait confié son petit frère à Mame Cheikh Anta.

Serigne Affé Mbacké avait était désigné coordonnateur des volontaires qui accompagnaient Khadimou Rassoul, lors de la déportation du saint homme en Mauritanie en 1903.

Les Mauritaniens, convaincus par sa maîtrise du Coran et des pratiques religieuses, le désignèrent alors pour diriger les prières surérogatoires (nafilas) du mois béni de Ramadan.

Sur instruction de Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Affé a eu l’honneur de diriger une prière à laquelle prit part le fondateur du mouridisme dont il était un un confident dévoué.

A son retour au Sénégal, Serigne Affé Mbacké s’installa en 1902 à Diourbel, auprès de son frère, sur le plateau de la ville également appelé Al Boukhatoul Moubarak.

Après le rappel à Dieu de Serigne Touba en 1927, il s’installa dans sa demeure située en face de la mosquée de Keur Gou Mack, jusqu’aujourd’hui passage obligé pour les milliers de fidèles en route pour la cité religieuse deTouba.

En 1940, Mame Cheikh Anta Mbacké (Borom Gawane), alité à Touba, avait reçu la visite de Serigne Affé qui fut alors témoin de son dernier souffle intervenu après le dernier rakaa de la prière de 17 h ou Takoussan.

Aujourd’hui, le legs de Serigne Affé est soigneusement conservé par son petit-fils, Serigne Moustapha Abdou Lakram Mbacké, qui a érigé le travail en culte.

Considéré comme l’un des plus grands agriculteurs du pays, Serigne Moustapha Abdou Lakram est aussi l’un des « diawrignes » du domaine de Khelcom où sa famille est présentée comme une référence dans l’accomplissement des travaux champêtres.

Il y a réalisé le bitumage de la route nationale, construit une grande mosquée et formé 112 jeunes dans divers métiers.

APS

Reagissez à cet article

Your email address will not be published.