Espagne: Dix ans de prison requis contre Samuel Eto’o pour fraude fiscale | La Depeche du jour

Espagne: Dix ans de prison requis contre Samuel Eto’o pour fraude fiscale

Espagne: Dix ans de prison requis contre Samuel Eto’o pour fraude fiscale

Le Parquet espagnol a requis des peines représentant au total dix ans de prison et le paiement de 18 millions d’euros d’amendes à l’encontre du footballeur camerounais Samuel Eto’o poursuivi pour fraude fiscale.

Nouveau scandale judiciaire en lien avec le Fc Barcelone. Après l’actuel attaquant Barce­lonais Neymar, c’est au tour de l’ancien artificier du club catalan, Samuel Eto’o, d’être dans le viseur des autorités ibères pour évasion fiscale. Le Parquet a requis des peines représentant au total dix ans de prison et une amende de 18 millions à l’encontre du joueur qui évolue désormais en Turquie.
Dans des réquisitions datées du 10 novembre, le Parquet assure que la star camerounaise, qui a quitté la Liga en 2009, a mis en place un montage de sociétés pour éviter de déclarer une partie des revenus tirés de ses droits à l’image à partir de 2006, une fraude représentant un manque à gagner de 3,9 millions d’euros pour le fisc.

Utilisation de sociétés-écran en Hongrie et en Espagne

«Le footballeur a simulé la cession de ses droits à deux sociétés domiciliées respectivement en Hongrie et en Espagne, dans le but de réduire son impôt de manière frauduleuse», affirme le Parquet dans ces réquisitions transmises à un juge de Barcelone, en charge de l’enquête sur cette fraude présumée. Une société basée en Hongrie, détaille le Parquet, déclarait ses gains dans ce pays, où le taux d’imposition est un des «plus bas d’Europe».
Une deuxième, espagnole, les déclarait en Espagne, mais ces gains étaient imposés au titre de l’impôt sur les sociétés, inférieur à l’impôt sur le revenu. Le Camerounais, joueur du Barça entre 2004 et 2009 et transféré cette année-là à l’Inter Milan, «était le vrai titulaire des droits à l’image», affirme le Parquet qui estime que l’attaquant a cédé ses droits de manière frauduleuse à ces sociétés.

Le Parquet exige des réparations

Le ministère public estime de ce fait que l’attaquant doit être condamné au remboursement au fisc du montant de la fraude présumée (3,9 millions), majoré des intérêts et d’amendes représentant 14,3 millions d’euros au total. Le Parquet requiert en outre une peine d’un an et demi de prison pour la fraude présumée de l’année 2006, et de trois ans pour chacune des trois années suivantes, jusqu’en 2009, soit dix ans et demi en tout.
Le footballeur accuse de son côté son agent d’avoir effectué des investissements avec ses fonds sans son consentement.

Avec lexpress.fr

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