Arrêté « Ousmane Ngom »: Mamadou Lamine Thiam demande son abrogation, Abdoulaye Daouda Diallo dit niet | La Depeche du jour

Arrêté « Ousmane Ngom »: Mamadou Lamine Thiam demande son abrogation, Abdoulaye Daouda Diallo dit niet

Arrêté « Ousmane Ngom »:  Mamadou Lamine Thiam demande son abrogation, Abdoulaye Daouda Diallo dit niet

Le député du Parti démocratique sénégalais (Pds), Mamadou Lamine Thiam, a invité le gouvernement à abroger l’arrêté ministériel dite « Ousmane Ngom » qui interdit toute manifestation sur le territoire communale de Dakar-Plateau.

« Tout les démocrates l’ont combattu. Vous, à l’opposition, hier, et nous, à l’opposition aujourd’hui. Cet arrêté doit être abrogé. On ne peut pas accepter qu’on nous prive un droit garanti par la Constitution », a-t-il affirmé s’adressant au Premier ministre avant d’indiquer, parlant de la marche avortée du 14 octobre 2016, que « l’Etat dispose suffisamment de moyens pour encadrer cette manifestation, malgré sa volonté de « gazer et réprimer l’opposition ».
En réponse à l’interpellation du député, Abdoulaye Daouda Diallo a tenu d’abord à préciser que « contrairement à ce qui a été dit ça et là, les libertés n’ont jamais été menacées dans ce pays. Vous pouvez le constater : Sur 740 demande de marche qui ont été formulées, il y a un 1,41% de demandes qui ont été rejetées.
S’agissant de la marche du 14 octobre 2016, il déclare : « La marche a été autorisée dans un cadre édicté par le Préfet . A partir de cet instant les forces de défense et de sécurités ont l’obligation de faire respecter cette prescription ce qui a été fait. Malheureusement, nous avons eu en face de nous des gens qui voulaient forcer le barrage de la police. Et la conséquence était de disperser la manifestation (…) Le centre ville , c’est un lieu névralgique. Le ministère de l’intérieur, c’est à 150 mètre de la présidence de la République. On ne peut pas dans ces conditions autoriser ces manifestations sans avoir les données sécuritaires idoines », a-t-il indiqué. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, dans presque tous les pays du monde, les itinéraire sont arrêtés et ce n’est pas dans n’importe espace que les marches sont autorisés. « Je ne sais pas si allons abroger cet arrêté. L’Etat étant une continuité, cet arrêté sera appliqué jusqu’au moment où il sera apporté qu’il y a aucune menace sur la sécurité publique », a-t-il conclu.

ladepechedujour.com

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