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Le Top 10 hommes politiques sénégalais qui ont marqué 2016

Mardi 10 Janvier 2017

Cette année encore, l’actualité politique fut très riche au Sénégal et Intelligences Magazine dresse son baromètre des personnalités qui se sont fait remarquer aussi bien du côté d pouvoir que dans l’opposition.


Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre

Le chef du gouvernement a su montrer son savoir-faire politique en deux occasions très importantes. La première, c’était lors du conflit opposant le Maire de Dakar, Khalifa Sall, au ministre du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr. Alors que cette crise menaçait de prendre des proportions vertigineuses, le Premier ministre, a su le temps d’une fin d’après-midi à la Primature, ramener les deux camps à la raison. Longtemps perçu comme un technocrate, M. Dionne a pu démontrer également lors de la campagne référendaire qu’il pouvait se montrer excellent tribun en effectuant des sorties sur le terrain remarquées à Thiès et à la Médina. Mais aussi récemment à Gossas.



Karim Wade, Candidat du PDS à la présidentielle de 2019

Il est sans doute l’absent le plus présent de la scène politique sénégalaise. Depuis sa libération de prison, dans la nuit du 23 au 24 juin 2016, Karim Wade, n’a pas fait de déclaration publique sur ses réelles intentions politiques. Et pourtant depuis Doha, il continue d’apparaître comme l’un des opposants les plus sérieux du chef de l’État, Macky Sall, pour les élections présidentielles de 2019. Du côté du Parti démocratique sénégalais, aucune voix ne conteste plus sa légitimité à porter les étendards de la formation libérale tant sa popularité ne cesse de gagner du terrain partout sur le territoire national.


Khalifa Sall, Maire de Dakar

Le Maire de Dakar est devenu un habitué de ce baromètre. Et cette année encore, sa place n’est pas usurpée. On aura ainsi remarqué sa combattivité et sa détermination à conserver la paternité du projet de modernisation de la Place de l’Indépendance. Sur le plan politique, il a su se sortir du piège que constituaient les élections pour le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCTT). En effet, il est sorti vainqueur de la bataille de Dakar malgré quelques défections au sein de sa coalition And Taxawu Dakar et les gros moyens investis par la majorité présidentielle pour le vaincre. Le grand meeting organisé par ses partisans au Boulevard Général De Gaulle a aussi donné un aperçu de son poids politique.

Abdoul Mbaye, Président de l’ACT

Au cours de cette année 2016, Abdoul Mbaye a officialisé son entrée sur la scène politique sénégalaise en fondant l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT). Un mouvement politique résolument ancré dans l’opposition, puisque l’ancien Premier ministre se positionne désormais comme une alternative au pouvoir en place. Il s’est montré particulièrement coriace avec ces anciens collègues du gouvernement dans la gestion des contrats pétroliers, ce qui nous a valu une confrontation savoureuse entre l’actuel Premier ministre, Mahammed Dionne, et lui. M. Mbaye s’est également révélé cette année homme de terrain en donnant de sa personne lors de la marche organisée par le Front Manko Wattu Sénégal, le 14 octobre dernier.

Me Aissata Tall Sall, Maire de Podor

Encore une fois, l’Avocate a bien mérité son surnom de « Lionne » en étant l’une des figures de la fronde au sein du Parti socialiste. La maire de Podor a multiplié les interventions publiques pour marteler que le PS aura bel et bien son candidat lors de la prochaine élection présidentielle. Cette force de conviction paraît séduire une bonne partie de l’électorat socialiste. À tel point que lors d’un déplacement à Paris, au tout début de l’année 2016, les militants l’ont acclamé aux cris de « Présidente, Présidente ». Mais sur la question de sa candidature personnelle à l’élection présidentielle de 2019, Me Sall n’a pas donné d’indications précises, préférant réserver sa décision.

Ousmane Sonko, Président du PASTEF

Il est sans doute la révélation politique de l’année. Inspecteur des Impôts, de profession, Ousmane Sonko a fait fi des devoirs de réserve liés à son statut de fonctionnaire pour émettre des critiques ayant directement visé le chef de l’État. Il a également joué les lanceurs d’alerte sur des sujets délicats comme le statut fiscal des députés ou encore les détails des contrats pétroliers. Radié depuis lors de la fonction publique, il mène une carrière politique remarquée au sein du Front Manko Wattu Sénégal et réalise quelques coups d’éclats comme sa tentative de s’immiscer dans la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Assurément une personnalité à suivre.

Aminata Touré, ancienne Première ministre

Cette année, Aminata Touré a pris une petite revanche personnelle en remportant son fief de Grand Yoff lors du référendum constitutionnel de mars 2016. Une manière pour l’envoyée spéciale du chef de l’État de prouver une nouvelle fois qu’elle avait une réelle base politique, contrairement à ce que beaucoup peuvent penser. L’ancienne première ministre s’est aussi attelée, tout au long de l’année, à élargir le plus possible cette base en menant des sorties remarquées sur le terrain à Kaolack, ville pour laquelle elle a une affection particulière. D’aucuns lui prêtent l’intention de briguer un mandat dans cette localité, ce qu’elle a réfuté. Mme Touré s’est aussi fait remarquer par sa défense pugnace de l’action de la majorité face aux attaques de l’opposition.

Alioune Sarr, ministre du Commerce

Alors que le fondateur et Président de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), Moustapha Niasse, s’est quelque peu mis en retrait des affaires politiciennes, c’est Alioune Sarr qui a été le véritable porte-voix du parti tout au long de l’année. Pour plusieurs observateurs, le ministre du Commerce a enrichi son épaisseur politique et s’impose de plus en plus comme un successeur crédible à Moustapha Niasse, le jour où celui-ci laissera vacant son fauteuil du chef de parti. Tout au long de cette année, celui qui est le coordonnateur national des cadres de l’AFP a multiplié les meetings sur toute l’étendue du territoire pour distiller la bonne parole progressiste. Il a même estimé que la « vocation de l’Afp était de diriger le pays ».

Abdoulaye Baldé, Président de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS)

Après de longs mois d’absence du territoire sénégalais pour cause de maladie, le Président de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS) a fait un retour remarqué. L’ancien ministre de Wade a d’emblée montré l’ampleur de sa détermination après son atterrissage à Dakar : « Je suis d’attaque ». Depuis lors Abdoulaye Baldé n’a eu de cesse d’occuper le terrain aussi bien sur le plan médiatique que lors de meetings à Bignona et surtout à Dakar. Il a, lors d’un meeting organisé le samedi 3 décembre dernier au stade Iba Mar Diop, montré toute sa force politique en réussissant une mobilisation importante de ses partisans. L’occasion pour lui de réaffirmer son indépendance politique.

Aliou Sall, Maire de Guédiawaye-Président de l’AMS

Au-delà de la polémique liée à son implication dans la société Petro-Tim, Aliou Sall s’est illustré dans son costume de Maire de Guédiawaye et comme Président de l’Association des Maires du Sénégal (AMS) dans la défense des collectivités territoriales. Dans une sortie très remarquée à Saint-Louis, il a souligné la nécessité pour les collectivités locales, face à l’État, de compter d’abord sur leurs ressources propres afin de mieux prendre en charge les besoins de financement de leurs programmes de développement. Dans la ville de Guédiawaye qu’il administre, il a par ailleurs entrepris beaucoup d’initiatives notamment sur le plan de l’éducation en confectionnant et en distribuant des fascicules aux lycéens afin de faciliter leur apprentissage.
(Source: Intelligence Magazine)


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